Fruits et légumes : sémantique dans Soleil Vert

Le 18 avril dernier, je me suis pris la tête toute seule sur les termes fruits et légumes dans Soleil Vert. Tant de confusion dans mon cerveau que j’en ai même fait une belle faute de français en fin de chronique !
Alors vous pouvez réécouter ça ici, ou lire la chronique (sans faute) ci-dessous !

* * *

Vous le savez déjà, dans une autre vie j’ai étudié l’agronomie et donc la biologie, et j’ai même été prof de bio !

Chaque métier entraîne souvent des petites habitudes ou modes de pensée bizarres pour le commun des mortels : les déformations professionnelles.
Une des miennes c’est de tiquer quand j’entends parler de légumes. De fruits et de légumes même.

Quand j’entends « légumes » je pense légumineuses, Fabacées pour les intimes : les haricots, le soja, la luzerne, les lentilles…
Cette merveilleuse famille de plantes qui a la capacité de se mettre en symbiose avec des petits champignons au niveau de ses racines et de récupérer l’azote de l’air (oui, il y a de l’air dans le sol, et de l’azote dans l’air, du diazote N2 même).
Les petits champignons, donc, fixent l’azote et le passent à la plante. Ça permet à ces plantes d’être riches en protéines végétales et ça en fait donc des supers aliments pour nourrir les animaux comme les vaches, les cochons et nous !

Mais quand on parle de légumes on ne parle pas seulement des haricots, on parle de plein d’autres sortes de végétaux ! Alors je trouve ça un peu réducteur.

Quant aux fruits, je ne trouve pas non plus très sympa de les réduire aux fruits sucrés pour le dessert.
Au niveau biologique, le fruit c’est ce qu’on obtient quand une fleur est fécondée et ça contient donc les graines.
Donc techniquement, les haricots sont des fruits, les tomates aussi, les courges, les aubergines, les courgettes, les châtaignes, les noix, …

On a donc des légumes qui sont des fruits. Mais le pire c’est que tous les fruits n’en sont pas. Certains sont des faux-fruits, comme la fraise, par exemple. La fraise, c’est ce qui porte les fruits de la plante. Les vrais fruits ce sont les toutes petites graines dures qui nous restent dans les dents. Et je ne vous parle même pas des fruits qui n’ont pas de graines, comme les bananes !

Pour éclaircir cette confusion, je suis allée chercher les définitions des fruits et des légumes dans mon fidèle dictionnaire de poche édition 1988.

Fruit : n.m. Inclinaison donnée au côté extérieur d’un mur.

Hein ? Ah non, c’est au-dessus.

Fruit : n.m. Production végétale qui succède à la fleur.

Ah bah oui bien, court, correct, efficace.

Passons à légume : n. f., dans le langage populaire : personnage influent.

Il est vraiment vieux mon dictionnaire.

On a aussi, légume : n.m. Végétal employé comme aliment.

Ah bah voilà, super ! Sauf qu’on n’emploie pas toujours tout le végétal comme aliment. On mange parfois leurs fruits, comme avec le concombre, leurs bourgeons de tige comme avec les choux de Bruxelles (ou pas, on n’est pas obligé), leurs bourgeons souterrains avec les asperges, leur racine avec la base de leur tige avec radis, et évidemment leurs feuilles comme avec les épinards et la racine comme avec la carotte.

Alors j’ai réfléchi et je me suis d’abord dit qu’on pourrait plutôt dire verdure comme les espagnols, mais en fait non tous les végétaux qu’on mange ne sont pas verts.
Alors je vais plutôt essayer d’employer “végétal comestible” par exemple.

Ou alors je vais continuer à dire fruits et légumes comme tout le monde, à culpabiliser parce que je n’en mange pas assez tout en tiquant intérieurement à chaque fois que je regarde la liste des produits de saison affichée sur mon frigo.

Soleil Vert dans les champs

Soleil Vert ça continue. J’en suis à 26 chroniques depuis la rentrée 2016 ! J’avais prévu le coup pour tenir jusqu’à la fin de l’année, je ne voulais pas m’engager sans être sûre d’avoir de quoi parler. Je pense qu’arrivée fin juin je serai satisfaite et que j’aurai parlé de tous les sujets qui me tiennent à coeur en ce moment côté écologie.

Avant d’en venir au dernier cycle diffusé, je ne vous mets pas le texte du cycle précédant parce qu’il reprend un article que j’avais publié ici en mai 2016 : Pourquoi je n’aime pas les OGMs ?
J’ai donc pu développé ce thème en parlant de ce qu’est un OGM, en partant de l’organisme pour aller jusqu’à l’ADN. On a ensuite vu comment on fait des OGMs et les 2 grands soucis avec cette technique pour moi : le brevetage du vivant qui asservit les agriculteurs et le type d’OGMs qui sont faits, qui ne sauvent pas le monde et abîment la biodiversité.

La semaine dernière, j’ai fini un nouveau cycle, qui m’a permis de m’initier à des pratiques encore inédites pour moi : le reportage et l’interview.
Je suis en effet allée interroger Cédric Briand, de la Ferme des 7 chemins. J’avais connu la ferme il y a bien longtemps, quand je bossais sur le premier festival des Goûts Uniques et qu’on était en contact avec les différents producteurs qui travaillent avec des races locales. Eux, ils élèvent des vaches Bretonnes Pie-Noir.
L’année dernière j’ai redécouvert tout ça car ils sont dans l’AMAP que j’avais essayée.

Alors quand j’ai vu cette année qu’une de leur jolies petites vaches, Fine, était l’égérie du Salon de l’Agriculture, je me suis dit que c’était l’occasion parfaite pour proposer un reportage pour Soleil Vert.

Le 25 mars dernier, j’ai donc pris ma petite voiture et mes bottes spéciales ferme, et je suis allée au bout du monde : Plessé.

Première chronique, où l’on voit qu’on peut être un paysan heureux (en bio, en local et en circuit court – le rêve) :

Deuxième chronique, où l’on parle un peu agronomie (on ne se refait pas) :

Troisième chronique, petit tour dans la prairie :

Et pour la suite, j’ai fait hier un petit point biologie sur les fruits et légumes ! Je vous mets ça en ligne la semaine prochaine.

En attendant la suite : agriculture et mode de vie

Depuis ma série de chroniques sur le zéro-déchet, j’ai fait 2 autres thèmes pour Soleil Vert sur SUN : l’agriculture biologique (où j’ai parlé fertilisation, protection des cultures, santé des agriculteurs et moyens d’achat) et les économies d’eau (avec la consommation en eau domestique, les bons gestes normaux et les gestes rêvés).

Je ne vous retranscris pas cela ici car il y a très peu de nouveau par rapport à mes chroniques vertes déjà publiées : Pourquoi je mange bio 1 et 2, et Pourquoi je fais pipi sous la douche et moins de shampoings.

Par contre, je voulais partager avec vous cette vidéo de DataGueule qui décrypte le système agricole actuel et avec laquelle je ENTIÈREMENT d’accord.

Petite mise à jour également sur les différents changements zéro-déchet et minimalistes que j’ai en cours :

  • Côté beauté :
    • J’utilise de l’huile de noix de coco pour tout : démaquillage, hydratation, rasage, démêlant et bientôt masque pour cheveux.
    • Je teste une mélange huile de noix de coco + beurre de karité, le tout fouetté (comme ici) pour le corps.
    • J’essaie le savon solide surgras nature de Lulu & Guite, fabriqué à Couëron (local en plus !).
    • Je reste fidèle au shampoing solide, je suis toujours à un shampoing tous les 4 jours.
    • J’essaie le déodorant maison avec de l’huile de coco, du bicarbonate de soude, de la fécule de maïs et de l’huile essentielle.
    • Quand mes produits actuels seront finis, je vais passer au dentifrice solide et essayer le gel d’aloe vera + huile végétale pour m’hydrater le visage.
  • Côté maison :
    • On a mis l’arrosoir directement dans la douche pour le remplir avec l’eau qui chauffe.
    • J’essaie de n’acheter que d’occasion (pour mon portable) ou français (pour ma gourde) ou européen (pour mes chaussures) ou éco-conçu (pour mon sac à main).
    • Je continue à faire notre lessive et notre nettoyant ménager mais le mélange bicarbonate de soude + vinaigre blanc + eau bouillante n’est pas venu à bout du lavabo et de la douche bouchés.
    • On essaie la macération des écorces de clémentines dans le vinaigre blanc pour le nettoyant (au savon et futur nettoyant à vitre quand l’entamé sera fini).
    • J’ai fait passé le savon de Marseille (un peu trop agressif) de la salle de bains à la cuisine pour la vaisselle : à voir, j’ai l’impression que ça laisse la vaisselle un peu grasse. Ça servira au moins de savon à mains dans la cuisine.
    • On est d’ailleurs passé au liquide vaisselle en vrac, les recettes tentées ne nous ayant pas convaincus.
    • Je continue à chercher des solutions recyclables, en vrac, sans plastique, petit à petit sans chambouler tout.
    • Je fais toujours un maximum de vélo pour mes déplacements quotidiens.

Je me rends compte que j’aime vraiment cette démarche : rendre ma consommation en adéquation avec mes valeurs, à tous les niveaux (pas juste au niveau de l’alimentation). C’est peut-être le meilleur moyen pour avoir l’impression de sauver le monde finalement ?

Soleil Vert cycle #3 : le zéro-déchet

J’avais commencé mes chroniques Soleil Vert en parlant de déchets et je vous avais dit, à l’époque, qu’il y avait pleins de moyens pour réduire la quantité de déchets qu’on produit.
Il y a même des gens qui se lancent carrément dans un défi de vie : ne plus produire de déchets, ou alors 1L par an maximum. On les appelles les zéro-déchets !
(Pour plus de détails, vous pouvez consulter les sites de
 Béa Johnson (la « papesse » du zéro-déchet, une française installée aux Etats-Unis) et de la famille (presque) zéro déchet également.)

Comme d’habitude, cliquez sur les titres pour accéder au podcast !

Le concept

Le zéro déchet, ça demande des ajustements assez importants mais quand on sait que le français moyen produit presque 600 kg de déchets par an, ça laisse de la marge entre les deux !
Être zéro-déchet, ça ne veut pas dire ne plus rien consommer et ne plus rien jeter, non, l’idée c’est surtout de réduire les déchets non ou peu recyclables ou compostables. Et ces déchets, il y en a plein !

Déjà, il y a tout ce qui est électronique. Pour ça, on ne jette pas dans la poubelle normale hein : on répare, on donne, on revend, on met au recyclage.
Il y a de plus en plus d’endroits où on donne une deuxième vie à nos radios, nos amplis, nos enceintes…
Tant qu’on y est, on peut essayer d’acheter d’occasion, ça évite de consommer de nouvelles ressources pour fabriquer des objets neufs.
Mais bon, on change peu souvent de radio ou de téléphone normalement.

Dans la vie de tous les jours aussi, il y a des petits changements faciles à faire pour éviter certains déchets :

  • prendre un gourde plutôt qu’une bouteille en plastique qui se périme,
  • avoir son mug au travail plutôt que de prendre un gobelet à la machine qu’on va jeter,
  • utiliser une serviette en tissu tellement vintage plutôt qu’un essuie-tout en papier,
  • utiliser des sacs en tissus ou plastique réutilisables au supermarché plutôt que des sacs jetables, qui sont de toutes façons interdits maintenant, sauf s’ils sont compostables,
  • changer ses ampoules à filament ou fluo-compact pour des ampoules à led (diodes électroluminescentes) qui durent bien plus longtemps,
  • mettre un autocollant STOP PUB sur sa boîte aux lettres pour éviter d’avoir à jeter tous ces catalogues de Noël si souvent sexistes,
  • ne pas imprimer les e-mails (c’est pas pour rien qu’on peut archiver les mails, sur internet ou sur son ordinateur),
  • préférer les formats familiaux aux produits emballés séparément, ça fait moins de déchet un gros sac plutôt que 25 petits,
  • passer aux piles rechargeables, ça évite des déchets super polluants en plus,
  • garder les bocaux en verre, les boîtes à chaussures aussi, …

Tout ça ce sont des petites habitudes plutôt faciles à changer finalement, et que beaucoup d’entre nous ont déjà adoptées. Et en plus si vous avez, comme moi, grandi dans une famille où on ne jette rien (même pas les rouleaux de papier toilette), ça ne sera pas révolutionnaire comme changement !

Ce dont je vais vous parler par la suite, ce sont des changements un peu plus difficiles à mettre en place, parce que ça peut gêner, choquer, ça peut demander un investissement d’argent ou de temps qui paraît trop important au premier abord, ça peut demander de changer ses habitudes de courses et on n’aime pas forcément changer son jour ou son lieu de ravitaillement…
Des choses qui demandent des ajustements plus importants donc.

Je vais vous présenter dess alternatives, après vous ferez bien ce que vous voulez !
Et si une personne aussi flemmarde qui moi a réussi à se mettre au vélo, tout est possible !

Le vrac

Un des déchets les plus nuls, ce sont les emballages.
Déjà, c’est souvent en plastique, et le plastique c’est pas tip top : certains ne se recyclent pas du tout et souvent ça ne se recycle qu’une fois.
Et en plus, il nous arrive souvent de le jeter, l’emballage, à peine arrivés à la maison après les courses. Ce n’est donc vraiment pas durable.

Alors les zéro-déchets, là-dessus, ils ont trouvé une alternative : pas d’emballage du tout = le vrac !

Quand on achète en vrac, on amène nos propres emballages, qui sont réutilisables (encore un de 4R dont on avait parlé) : des bouteilles, des bocaux, des boîtes, des sacs en tissu, …

Le vrac c’est donc un geste très durable, mais il faut quand même faire un peu attention.
Il paraît que dans certains supermarchés, ils remplissent les grands distributeurs de trucs en vrac avec des petits sacs qu’ils vident dedans : ils vident des sacs de 1kg de farine dans un grand bac et après les gens se servent de farine dans leur pot… Bref. , un peu absurde…

Pour éviter ça, le plus sûr est de se rendre dans des magasins pour qui le vrac n’est pas juste une façon de répondre à un mode, mais un vrai choix écologique. A priori, dans les coopératives biologiques et les petits magasins spécialisés dans le vrac (comme Ô Bocal et Day by Day à Nantes), on doit être bon.
Et donc ça implique qu’on change un peu notre façon de faire les courses. 
Ce n’est pas forcément évident mais ça se tente.

On peut acheter quasiment tout en vrac.
Il y a des produits pour lesquels c’est plutôt simple dans le principe : les farines, les huiles, les sucres, les gâteaux… On amène son pot, sa bouteille ou sa boite et on la remplit.
Tant qu’à faire, on peut aussi choisir nos pots de façon raisonnée : en réutilisant des contenants qu’on a déjà et en évitant au mieux le plastique.

Ça marche aussi pour les produits d’entretien de la maison : la lessive, le liquide vaisselle, le nettoyant multi-usages, …

Pour d’autres produits, il faudra peut-être aller voir du côté du marché, directement auprès des producteurs : pour le lait, la crème, la viande.

Pour les fruits et légumes on a plutôt l’habitude de remplir un sac. L’alternative zéro-déchet là c’est d’utiliser des sacs en tissu. On en trouve un peu partout sur internet, dans les boutiques sus-mentionnées et on peut aussi se les faire assez facilement avec une machine à coudre.

Il y a d’autres produits pour lesquels c’est plus complexe, par exemple les jus de fruits, ou les pizzas à emporter. Mais bon, déjà si on évite les emballages de certains produits, ça sera un début !

Alors, les produits en vrac sont en général vendus au poids.
Donc on fait peser nos contenants ou on donne le poids qu’ils font. Certains contenants à vrac sont même vendus avec le poids inscrit sur l’étiquette.
Ensuite, on les remplit, on les fait peser et on paie.
Bon, c’est sûr, se balader avec tous nos bocaux dans un sac c’est un peu encombrant. Mais on peut commencer par certains produits qu’on achète pas trop souvent déjà, ça sera toujours ça de pris.

Ce qui est intéressant, c’est que ça se développe en dehors des endroits spécialisés.

Il faut le savoir, la loi n’impose pas au boucher par exemple de vous vendre sa viande dans son emballage à lui. Il peut refuser d’utiliser votre emballage s’il juge qu’il est souillé ou pas réutilisable mais rien ne l’y oblige.
Donc on peut tenter : on demande poliment et on explique la démarche par exemple. Comme ça, du même coup, on sensibilise !

Les produits solides

Pour ce thème, je vous renvoie à mon billet sur les produits solides déjà publié, et à la vidéo des Hommes propres sur le savon solide.

Les produits lavables

Un déchet courant, qui prend beaucoup de place, et qui, quand on y réfléchit, est assez bête, ce sont les cotons démaquillants.
On en consomme une quantité astronomique, ils ne sont pas recyclables et ils sont issus d’une production de coton pas toujours très clean.
Un des premiers trucs que j’ai fait quand j’ai commencé à penser zéro-déchet (j’en parlais ici), avant même de passer aux produits solides (le temps de finir ceux que j’avais en bouteilles) c’est me faire des cotons démaquillants à partir d’un vieux pyjama.
Si vous n’avez pas de machine à coudre sous la main, on en trouve des très bien à vendre, notamment dans les boutiques en vrac.

Passons à présent à un sujet super glamour : les règles ! Ce moment du mois pas toujours très confort pour nous, les femmes en âge de procréer comme on dit.

Donc, pour “recueillir” ce flux sanguin que sont les règles, et mener une vie normale pendant ce temps là, on utilise diverses protections hygiéniques.
Les traditionnelles ce sont les serviettes et les tampons hygiéniquesOn en consomme donc BEAUCOUP et ils ne sont évidemment ni recyclables ni compostables.
Et ouais, il n’y a pas que du coton dedans en fait… Dans les serviettes il y a des cristaux absorbants par exemple, bien chimiques comme tout. Les tampons, eux, sont blanchis au chlore, et ça produit de la dioxine, qui est plutôt pas mal toxique.
Et puis la culture du coton conventionnelle est loin d’être la plus durable et la moins polluante.

Donc, potentiellement, on se colle des pesticides, de la dioxine et autres directement dans le vagin ou sur la vulve. SUPER.

Mais pas de panique, les zéro-déchets ont une solution : les protections hygiéniques lavables !
On en trouve pas mal dans les boutiques bio ou sur internet, on peut aussi se les faire soi-même. Elles sont souvent en coton biologique ou en bambou et certifiés Oeko-tex, donc garantis sans produits toxiques pour l’environnement et le corps.
Alors ok c’est pas suuuuper sexy, même si en trouve des jolies.

Mais ce n’est pas la seule solution zéro-déchet pour les règles, et je vais enfin pouvoir vous parlez de mon alternative zéro-déchet pour fille préférée : la coupe menstruelle !
J’ai découvert ça il y a quelques années, avant même de m’intéresser au zéro-déchet.

Donc, la coupe, c’est un petit récipient en silicone médical ou en latex, que l’on met directement dans le vagin, que l’on vide régulièrement (on la garde 12h maxi).

Passons tout de suite les inconvénients : ça demande un peu de pratique pour la mettre et l’enlever, et bon, il ne faut pas avoir peur de voir un peu de sang et de mettre ses doigts dans son dedans.

Les avantages maintenant :

  • c’est économique

Comptez entre 15 et 30 euros à l’achat. Et hop on est partie pour 10 ans, au moins. À comparer à un paquet de tampons à genre 3-4 euros par mois (enfin je sais pas vous mais moi j’utilisais toujours genre 1 paquet ¼, relou)… Bref, en 1 an c’est rentabilisé.

  • c’est écologique

Bah oui quand même, c’est réutilisable, donc plus de déchets à la poubelle ! On la rince quand on la change, on la stérilise 5-10 min à l’eau bouillante une fois par cycle et c’est bon.
Ah oui du coup, un inconvénient que j’avais oublié : il faut négocier avec les gens avec qui vous vivez par rapport à la casserole que vous utilisez pour la stériliser. Mais bon, en vrai la coupe elle n’est pas plus sale que vos mains, voire même plus propre vu que le vagin est auto-nettoyant.

  • c’est pratique

On peut la garder jusqu’à 12h, voire un peu plus. Donc si tout va bien, tu la changes au réveil et en rentrant du boulot et c’est bon. Bien sûr ça dépend de chacune hein.

  • c’est adaptable

Il existe plusieurs tailles, selon le flux ou si on a eu un enfant qui est passé par là.
Et faut pas avoir peur qu’elle déborde hein, on perd entre 50 et 150 mL de sang sur 3 à 6 jours, donc ça fait entre 8 et 50 mL par jour, c’est pas grand chose, à peine un petit verre (pour rappel, un verre de vin c’est genre 150 mL).

  • c’est confortable

Si on l’a bien mise, on ne la sent pas du tout et pas de fuite ! Selon le modèle il n’y a pratiquement rien ou rien du tout qui dépasse. Et ça n’absorbe pas, donc ça n’assèche pas !

En résumé : la coupe menstruelle c’est merveilleux.
Si je ne vous ai pas convaincu, allez donc voir ces 2 vidéos de Sophie Riche pour Mademoizelle.com, elle aborde encore d’autres bonnes raisons de passer à la coupe : Pourquoi passer à la coupe et la plus récente et technique Comment ne pas s’en foutre plein les doigts en vidant sa coupe.